Le Yamato (troisième partie)


大和対日本 ! »YAMATO TAI NIHON ! » « YAMATO CONTRE NIHON ! » ou le Japon moderne opposé au Japon traditionnel. (TROISIÈME PARTIE) :

[…] « À l’origine, « Yamato damashi » n’est pas imprégné de la tonalité belliqueuse ni idéologique avec laquelle il est plus tard associé dans le Japon de la période d’avant-guerre. Il apparaît pour la première fois dans la section Otome (乙女) du Genji monogatari (源氏物語, chapitre 21), comme une vertu native qui fleurit au mieux, non pas en opposition à la civilisation étrangère, mais plutôt, précisément, quand elle est fondée sur une base solide de l’apprentissage du chinois. Nous lisons ainsi :

« Non, la chose sûre est de lui donner un bon et solide fonds de connaissances. Ce qui est le cas quand il y a un fonds d’apprentissage chinois (zae 才), que l’esprit japonais (yamato damashii (大和魂) est respecté dans le monde. » […]

— Murasaki Shikibu, Le Dit du Genji tr. Edward Seidensticker, 1976, 1:362

(extrait de l’article Wikipédia « Yamato-damashii »)

Dans la langue « Yamato », comme dans « l’Esprit Yamato », il n’y a pas de place pour le Shintō (神道), mais pour le かみのみち « Kami no Michi », la « Voie des Dieux » ; pas plus que pour les « kanji » ou leur lecture « on » (on’yomi). Cette philosophie de vie, plus qu’un langage, prône le japonais ancien et ses racines au lieu du Japon moderne pour touristes. Il faut comprendre que le Japon a vécu des millénaires sans apport d’aucune autre civilisation que la sienne. Dire que les Japonais étaient « xénophobes » (peur de l’étranger) n’était pas un vain mot. Quelques uns le sont encore sous leur travers de politesse et de respect exacerbés, mais ne vous le montreront jamais.

Le Japonais a su gommer cette image négative en se montrant courtois et accueillant envers les étrangers que nous sommes. Malgré tout ça, il n’est pas chose aisée que de nouer de vraies relations avec « l’autochtone » sans se heurter à des barrières culturelles et cultuelles encore bien présentes dans l’archipel. Le Japonais est quelqu’un de timide, qui ne fait pas confiance immédiatement ; essayez donc d’aborder un Japonais dans la rue ou de l’embrasser et vous verrez. Il ne faut pas oublier le traumatisme des bombes sur Hiroshima et Nagazaki qui a laissé des traces durables (imaginez la même chose sur Bordeaux ou Paris ?).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yamato-damashii

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De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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