Visualisation de l’écriture japonaise


L’ECRITURE JAPONAISE EN VISUEL

On l’a vu, la langue japonaise, pour un non initié peut s’avérer être un véritable casse-tête. Ils utilisent 3 systèmes d’écriture principaux : 2 syllabaires comportant chacun 46 caractères (soient 92 en tout), qui représentent 46 sons différents et environ 2 000 caractères ou « signes » empruntés à la langue chinoise (ce nombre varie sans cesse d’année en année).

Ces caractères ou 仮名 « GANA » s’appellent :

1) 平仮名 « HIRAGANA » ou ひらがな pour des mots uniquement japonais. Reconnaissables à leur écriture « arrondie ».

– ex : のみもの « nomimono » « boisson »

2) 片仮名 « KATAKANA » ou カタカナ pour des mots uniquement étrangers (la plupart anglais). On les reconnaît à leur écriture plus « raide » dite « bâtonnets » (utilisés pour traduire des mots étrangers, des noms propres, des onomatopées dans les mangas).

– ex : ドリンク « dorinku » = « drink » « boisson »

exemple d'écriture japonaise exemple d'écriture japonaise

3) 漢字 « KANJI », littéralement « caractères des Han », ensemble de caractères empruntés au chinois et qui représentent à eux seuls des mots, des noms, des verbes ou des titres entiers : ceux qui donnent le plus de mal aux débutants, car il faut en connaître au moins 2 000 pour pouvoir lire ou écrire correctement le japonais.

– ex : 飲み物 « nomimono » « boisson »

exemple d'écriture japonaise exemple d'écriture japonaise

un kanji possède deux sens de lecture, une lecture sino-japonaise ou « ON » (prononciation empruntée au chinois et transcrite avec des sons japonais) et l’autre purement japonaise dite « KUN ». On utilise l’une ou l’autre selon que le caractère se trouve devant ou derrière un autre caractère, mais la règle n’est pas toujours vraie.

 

 

– ex : 马 « ma » (lecture chinoise) ; 馬 « ba » (lecture sino-japonaise ON) ; « uma » (lecture japonaise KUN).

 

4) ローマ字 « RÔMAJI », littéralement « écriture romaine », très peu utilisée par les Japonais (sauf sur les réseaux sociaux spécialisés) et qui sont surtout une transcription phonétique du japonais pour un étranger, qui facilite la lecture (yomi) des sons japonais.

– ex : « dorinku » « boisson »

5) 送り仮名 « OKURIGANA «  qui sont les suffixes grammaticaux des adjectifs et des verbes.

– ex : 見る « miru » « voir » ; 見 « mi » étant le « kanji » et る « ru » « l’okurikana ».

6) 助詞 « JOSHI », plus connus sous le nom de « particules » qui à elles seules compliquent la langue japonaise ; ce sont des caractères placés un peu partout dans une phrase, au début, au milieu, à la fin et qui servent d’éléments grammaticaux (complément de lieu, adverbe, complément de nom, génitifs, etc) ; les plus connues à ce jour et le plus utilisées sont « ha (pron. wa), ga, ni, no, e, wo (pron. o), kara, made », mais il y en a d’autres.

– ex : 私は日本語を話します « watashi ha nihongo wo hanashimasu » ; le は « ha » (wa) et le を « wo » sont des « joshi ».

7) 振り仮名 « FURIGANA » ou 読み仮名 « YOMIGANA », littéralement « lecture des caractères » tout petits « gana » que l’on trouve au-dessus de chaque « kanji » pour en faciliter la lecture aux Japonais qui ne la connaîtraient pas. En effet, tout comme nous, un Japonais ne peut pas connaître tous les mots de sa langue. Le plus souvent des « hiragana », mais aussi des « katakana » écrits en beaucoup plus petits.

– ex : 1) furigana horizontaux, 2) furigana verticaux, 3) furigana katakana « fueariiteiru » «fairy tale »

exemple d'écriture japonaise - furigana   exemple d'écriture japonaise - furigana

exemple d'écriture japonaise

 

 

 

 

 

Ci-dessous, l’exemple d’une phrase japonaise utilisant les 3 principaux éléments de son écriture, les « kana » et les « kanji » :

exemple d'écriture japonaise

et là, une phrase japonaise regroupant tous les systèmes d’écriture (assez rare) :

ラドクリフ、マラソン五輪代表に、1万m出場にも含み
« Radokurifu, marason gorin daihyō ni, ichi-man mētoru shutsujō ni mo fukumi . »
« Radcliffe, participant au marathon olympique, concourra aussi pour le dix mille mètres.»

Voilà, ça peut paraître un peu compliqué au premier abord, mais avec de la volonté et beaucoup de patience, on peut y arriver ; comme on dit « à cœur vaillant, rien d’impossible ! » ; un Japonais préférera vous dire « gambatte kudasai » « accrochez-vous  ! ».

Larkanj

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De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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