suite et fin des 20 préceptes


Suite des 20 préceptes du karateka appliqués à l’apprentissage du japonais

16- Passé ton foyer, 1 million d’ennemis attendent

Ce précepte pourrait se traduire par un seul mot : prudence !

Soyez toujours sur vos gardes dans tous les domaines.

La vie est belle certes, mais nous ne sommes pas au pays de Candy, restez prudent et prêt à vous défendre en cas d’attaque quelle qu’elle soit. Ne faites pas confiance à des inconnus et ayez une relative confiance envers vos proches.

Soyez vigilant plus que méfiant.

Mais dans tout les cas restez sur vos gardes tant que vous n’avez pas la certitude que tout danger est écarté.

Sinon si vous avez l’occasion de partir au Japon, vous tomberez sur 120 millions de personnes parlant plus ou moins le japonais que l’on voit dans les manuels (hors accents et autres dialectes locaux). Sur ces 120 millions très peu parlent français et quelques uns parlent plus ou moins bien anglais.

Bref vous aurez tout intérêt à bien avoir travaillé votre japonais avant de partir.

17- En tant que novice astreint toi à la posture de garde technique, la posture naturelle viendra plus tard.

Lorsque l’on débute un art martial, on doit s’obliger à adopter des positions, des techniques, des déplacements de bases qui souvent sont contre nature. Il faut forcer le corps et l’esprit à chasser le naturel et à travailler les bases. Prenez les postures comme vous l’enseigne votre professeur. Avec les années de pratique, le naturel du corps et de l’esprit pourra revenir et utiliser ce qui aura été appris sous la contrainte de l’apprentissage.

C’est pour cela, en tant qu’étudiant en japonais débutant, qu’il est important, avant de vouloir passer à un langage familier, argotique, dilatectique ou soutenu plus naturel, d’utiliser les formes en desu et ~masu, plus passe-partout, vues dans la plupart des manuels de japonais.

18- Les exercices de combat visualisé (kata) doivent être exécuté avec le plus de sérieux possible même si les combats réels sont bien différents.

Ce précepte rejoint un peu le précédent. Lors de l’apprentissage, il faut chasser le naturel et s’employer à appliquer les techniques d’apprentissage afin que le corps et l’esprit se forgent des automatismes. Lors d’un combat, c’est complètement différent, et c’est même l’inverse, il faut essayer de laisser le naturel libre de travailler. Et s’il est libre, votre naturel utilisera de lui-même ce que votre corps et votre esprit aura assimilé à l’entraînement. Vos réponses seront devenues des automatismes.

Les katas c’est un peu comme du shadow-boxing pour la boxe ou comme du speech shadowing pour la linguistique.

Faire du speech shadowing c’est tout simplement la répétition de phrase entendu sur les supports audio de vos manuels de japonais. Cette technique permet d’améliorer la syntaxe et la sémantique et donc de réagir plus naturellement lors d’une discussion en japonais.

19- N’oublie pas de moduler la puissance de la force, l’élasticité du corps et la vitesse relative des techniques.

En combat, votre force seule ne suffira pas, votre souplesse seule ne suffira pas et votre vitesse seule non plus. Vous devez apprendre à mélanger ces 3 éléments fondamentaux dans vos techniques : force, souplesse et vitesse. L’art est de bien doser force, détente et vitesse avec une chronologie bien précise. Chaque muscle du corps va passer par ces phases à des stades différents de la technique.

En ce qui concerne la langue. Il faut aussi moduler la force des mots, l’élasticité des verbes et la vitesse des phrases. Faites au début des phrases courtes, avec des mots neutre en sens et surveillez l’agglutination de vos terminaisons verbales.

20- Pense-y tout le temps et suis ces préceptes au quotidien.

Ces préceptes doivent être appliqués au quotidien, en civil comme en kimono de karaté. L’entraînement du karateka est source d’épanouissement corporel et mental. C’est une recherche permanente de perfection, une lutte contre soi même en combat, mais également dans toute autre activité. En appliquant ces préceptes de respect, de défense, de justice, d’écoute de soi, de réflexion, d’esprit libre, de vigilance, de persévérance, d’écoute d’autrui, de sagesse, de prudence, de rigueur, de modération…vous deviendrez un être humain accompli.

D’un autre côté, pratiquez le japonais en suivant ces préceptes pourraient bien accélérer votre apprentissage.

Il y a sans doute beaucoup d’autres préceptes possibles. En attendant, si vous demandez d’où je tire ces préceptes ci, je vous répondrais que je me suis inspiré du livre : Les vingt préceptes directeurs du karate de Gichin Funakoshi.

Si vous êtes intéressé par cette lecture des plus intéressantes vous pouvez trouver le livre sur Amazon :

Les vingt préceptes directeurs du karate de Gichin Funakoshi


De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

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