Électron libre et apprentissage du japonais


Il y a quelques années lors d’un bilan de compétence, la psychologue m’a décrit comme un électron libre. J’ai beaucoup aimé cette image qui correspond bien à ma personnalité et me suis demandé que serais le monde si on le réduisait à une dimension moléculaire.

Le monde à l’échelle moléculaire

Chaque groupe humain (famille, entreprise, ville, etc) pourrait être comparé à un atome et la corrélation entre chaque groupe à une ou des molécules.

Voyons comment j’envisage la composition d’un groupe humain à l’échelle atomique.

Comme vous le savez, peut-être, un atome est composé d’un noyau autour duquel gravitent un nuage d’électrons.

Électron libre et apprentissage du japonais

Le noyau est composé de Proton et d’un nombre normalement identique de neutrons. Les protons forment à l’échelle humaine la majorité au pouvoir du groupe tandis que les neutrons sont les personnes sans opinions et qui par conséquent forment avec la majorité bien pensante des protons une cohésion sociale stable.

Autour ce noyau stable gravitent les électrons qui sont aussi nombreux en quantité que les protons. Ces électrons, à l’échelle humaine, forment les dissidents. Tous ceux qui sont contre l’ordre établit mais sans aucune cohésion entre eux d’où leurs incessants passage autour du noyau qui forment de part leur nombre un nuage d’électron entourant fermement le groupe au point d’en faire un ensemble plus ou moins stable : l’atome.

Si l’on regarde de plus près un nuage d’électron (à l’échelle atomique), on se rend compte qu’ils sont positionné en couche dont la quantité d’électron par couche est « prédéfinie ». Certains atomes ont un nombre d’électrons complétant idéalement les différentes couches de ce nuage et forment les atomes les plus stables : les halogènes (les éléments les plus à droite sur le célèbre tableau périodique des éléments)

Les autres atomes n’ont qu’une envie : Obtenir cette stabilité et donc ressembler à ces halogènes. Pour cela ils se mettent en « accord » pour partager leurs nuages d’électrons pour avoir chacun le nombre idéal d’électrons. C’est ce qui donne les molécules (ou, à l’échelle humaine, les villes, les pays, les entreprises, les familles, l’union européenne, etc)

Les électrons qui sont ainsi partagé afin de permettre cette stabilité tant désiré sont les électrons libres.

En plus les électrons libres sont à l’origine de l’impulsion électrique qui est en réalité (à l’échelle atomique) un déplacement d’électrons d’un atome à l’autre.

Donc sans électron libre, pas d’électricité et donc pas d’internet, pas de smartphone, etc. Et à l’échelle humaine, sans électron libre, moins d’idées révolutionnaires, moins d’avancées dans les recherches.

Nous avons donc tous un rôle à jouer et celui d’électron libre n’est pas le plus mauvais. Et je pense que l’on doit trouver pas mal d’électrons libres parmi les cancres qui réussissent.

Électron libre et apprentissage du japonais

Beaucoup de personnes « nulles » à l’école ont réussi dans la vie.

  • Honoré de Balzac s’est vu expulsé du collège à l’âge de quatorze ans.
  • Émile Zola fut jugé  » nul  » en littérature au baccalauréat.
  • Jugé instable par ses professeurs, l’inventeur Thomas Edison dût quitter l’école à l’âge de 7 ans.
  • Le cinéaste Jean Cocteau a raté trois fois le bac.
  • Pablo Picasso a dû quitter l’école à l’âge de dix ans.
  • L’écrivain André Malraux n’a pas été accepté au lycée Condorcet.
  • L’homme d’affaires Antoine Riboud, fondateur de Danone a intitulé ses mémoires Le Dernier de la Classe.
  • L’acteur Philippe Noiret s’est défini comme ‘cancre’ et n’a pas eu son bac.
  • Le présentateur Philippe Bouvard fut viré de quatre collèges et lycées.
  • Le présentateur de télévision Michel Drucker a confié dans son livre Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? qu’il était tétanisé à l’école et qu’entre 7 et 17 ans, il n’a rien appris.
  • De son propre aveu, le cinéaste George Lucas était un très mauvais étudiant au lycée.

Bref le schéma d’apprentissage classique ne convient pas à tout le monde et par conséquent les méthodes de langue qui conviennent à certains ne conviennent pas forcément à tout le monde.

C’est pour cela qu’il n’existe pas de « meilleure méthode » ou de « meilleur manuel » de japonais.

Par conséquent, vous vous devez d’utiliser la méthode qui vous correspond au mieux.

Moi par exemple, En tant qu’électron libre, j’ai tendance à être auto-didacte, à aller au devant de l’information et de la connaissance sans attendre qu’on me la fournisse. Livres, manuels, site web, tout est bon.

Les protons, plutôt conservateur, auront tendance à avoir besoin de cours en groupe traditionnel, comme à la Fac ou en classe de langue (association culturelle ou école de langue privé).

Les neutrons, d’humeur égale, suivront volontiers n’importe quelle méthode qui leur sera proposé.

Les électrons auront tendance à préférez des cours différents du cadre classique comme des cours par skype ou par vidéo (il faut voir le succès des vidéos de Julien Fontanier par exemple)

Et vous qu’en pensez vous ? Dans quels groupes vous situez vous ? Et comment aimez vous apprendre le japonais ?

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De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

5 Replies to “Électron libre et apprentissage du japonais”

  1. Christine

    Très intéressant mais je suis à moitié d’accord!
    Ne pas être bon à l’école et réussir dans la vie ne signifie pas toujours que l’on est un électron libre, il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu. Je connais pas mal de personnes qui réussissent en « exploitant » les capacités des autres par exemple mais c’est un autre débat.
    Par ailleurs, Tu peux suivre les enseigements traditionnels, être bon à l’école et rester ouvert à tout. Là je vais parler pour moi: j’ai tendance à suivre toutes les méthodes afin de « définir » la mienne en ce qui concerne l’apprentissage des langues, et cela inclut l’enseignement traditionnel.
    Dès le collège et l’apprentissage de l’anglais, j’ai sagement suivi les cours et méthodes imposées MAIS je suis aussi allée chercher de l’anglais en dehors du collège.

    Pour le Japonais, j’ai associé enseignement classique si on peut dire (CNED + asso) et ensuite je pioche sur Internet: vidéo, échange de mails avec des japonais, films….Je regarde toujours un niveau au dessus de ce que j’apprends pour avoir un meilleur aperçu de ce qui reste à voir…par exemple, je regarde à l’avance les différentes ressources pour apprenants plus avancés, je ne les utilise pas encore mais ça me donne un point de repère.
    Je pioche à droite à gauche pour avancer, comme tu dis « tout est bon ». Je crois que cela réside dans le fait de ne pas être passif, d’être curieux et de chercher au-delà de ce qui nous est proposé tel quel.

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    1. Mikael Plasse Post author

      Je te rejoins tout à fait sur ta façon d’être proactive envers ton apprentissage. Au final même en suivant des cours, cela prouve ton autonomie et montre un côté autodidacte assez évolué.
      Tu as quel niveau selon toi maintenant ? (Selon le barème européen ou le JLPT)

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      1. Christine

        Je trainaille entre le JLPT N4 et N3 je pense….
        Mon plus gros soucis est de trouver du temps libre pour progresser. En cela aussi un cours « traditionnel » à heure fixe permet de se motiver à travailler.
        Objectif de cet été: cours particuliers pour booster l’oral!

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  2. Michix

    Perso je me définis d’abord comme proton et secondairement comme électron libre : j’associe l’apprentissage autodidacte à des cours. Les cours ont quand même l’avantage de te permettre de parler en groupe et ainsi d’acquérir de la fluidité à l’oral, ce qui est a mon avis le plus important dans l’apprentissage du japonais

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    1. Mikael Plasse Post author

      Mélanger cours autodidacte et cours en groupe est une très bonne chose. Cela montre que tu es acteur de ta propre formation.
      L’avantage du groupe autre que de parler est aussi d’écouter les autres. En plus, comme le dit le proverbe japonais, « corrige tes fautes en regardant les fautes des autres ».

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