Plus de temps pour apprendre le japonais avec seulement 3 kana


Vous avez l’impression qu’une journée de 24 heures est insuffisante pour faire tout ce que vous avez à faire ?

Impossible de trouver du temps pour commencer les cours de japonais dont vous rêviez, de réviser vos kanjis pour le JLPT ou pour entretenir une correspondance avec un(e) ami(e) japonais(e) ?

Le problème, avouez le, ce ne sont pas les journées trop courtes mais plutôt votre liste de tâches trop longue, n’est ce pas ?

Vous allez me dire : « c’est évident »

La solution aussi est évidente :

Ne prévoyez pas plus de tâche que ce que vous pouvez humainement en faire et par conséquent évitez de prendre trop d’engagements que ce soit sur le plan professionnel ou sur le plan privé.

D’autant que si vous ne prenez pas le temps de récupérer, vous ne tiendrez jamais le coup.

Mais concrètement comment faire ?

Vous allez sûrement dire que vous n’avez pas le choix, me parler de la pression professionnelle de plus en plus importante, quel que soit le métier ou le secteur d’activité. Vous allez même évoquer la crise ou le chômage.

Il est vrai que les salariés ont peur de perdre leur emploi et que les entrepreneurs ont peur de perdre de la clientèle. Et par dessus le marché, les membres de votre famille ont tendance à vous reprocher de ne pas être plus présent pour eux. Et vos rêves de japonisations dans tout ça ?

Au final, la pression est énorme autant du côté professionnel que familial. C’est cette pression qui nous pousse à accepter sans rechigner des heures supplémentaires au niveau professionnel (pour son patron ou ses clients) et c’est cette pression toujours qui nous pousse à accepter des tâches supplémentaires à la maison pour s’excuser de notre manque de disponibilité. On accorde donc volontiers plus de temps pour son patron, son client, ses enfants, son compagnon ou sa famille mais dans tout les cas moins de temps pour soi et surtout moins de temps pour ses propres désirs.

Mais comment sortir de cette situation ?

Simplement en apprenant à dire

止まれ

tomare pour plus de temps pour apprendre le japonais

Ce petit mot composé de trois syllabe peut s’écrire en 3 kana : とまれ.

Ce mot se transcrit « tomare » en romaji (lecture francisée : tomaLé) et signifie « STOP ». C’est ce mot que l’on utilise dans la signalisation routière au Japon.

Un mot court si rarement employé au Japon comme en France tellement l’on redoute les conséquences d’un refus d’obtempérer. On a peur d’une mise à la porte par son employeur, d’un départ de son client ou d’une prise de tête avec sa moitié. On préfère donc dire oui à tout à contre cœur.

Mon astuce pour gagner du temps consiste donc à oser dire « stop » ou « non » quand il le faut et avec le moins de risque possible. Voici comment :

1. Arrêtez de culpabilisez.

Si vous dites « oui » en pensant « non », le fautif ce n’est pas vous mais bien la personne qui vous manipule pour obtenir ce oui.

Pour dire « stop », la seule solution c’est que vous ayez confiance en vous.

Petit exercice :

Si vous êtes sur le point de dire oui alors que vous voulez dire non, dites vous en votre for intérieur : « J’ai le droit de ne pas être manipulé » Et cela que ce soit par un patron, un client, la famille ou les amis.

Le concept clé et positif de cette formule anti-manipulation est le droit à être sûr de soi. Vous êtes vous et vous en avez le droit.

Être sûr de soi c’est aussi reconnaître son indépendance.

2. Affirmez votre indépendance

Voici les différents types d’indépendance que vous devez apprendre à défendre.

  • L’indépendance affective
    On ne peut vous obliger à aimer ou à haïr quelqu’un.
  • L’indépendance des goûts
    Vous avez le droit d’avoir des goûts différents des autres.
  • L’indépendance d’opinions
    Vous avez le droit d’avoir votre propre opinion.
  • L’indépendance des actes
    Vous avez le droit à l’erreur (oublier un anniversaire, ne pas réussir à conclure un contrat, etc) et ce n’est pas une raison de vous faire culpabilisez pour obtenir encore plus de vous.
  • L’indépendance des décisions
    Vous avez le droit de prendre vous même vos décision quel qu’elles soient sans être influencé. Informé oui, influencé non !

3. Apprenez à dire  だめ!

だめ (dame ) est une marque de refus en japonais. Un peu familière et forte peut-être mais il y a différentes façons, plus ou moins nettes, de refuser une sollicitation sans froisser l’autre.

En voici 7 :

  1. Repousser la décision.
    Dîtes « Laissez moi du temps pour réfléchir »
  2. Remercier.
    Dites « Je vous remercie pour votre proposition mais je ne puis…  » sans jamais rentrer dans les détails des raisons de votre refus (sinon c’est la porte ouverte à la négociation manipulation)
  3. Flatter.
    « Je vous apprécie beaucoup mais je vous dis non », « Je t’aime mais c’est non quand même ». Vous rassurez ainsi votre interlocuteur en lui montrant que ce n’est pas lui que vous rejeter mais seulement sa demande
  4. Invoquer une question de principe.
    « Par principe, je n’achète jamais au colporteur » est une phrase très efficace. Il est en effet difficile, voir impossible de changer des convictions élevées au rang de principe.
  5. S’excuser.
    Au lieu de dire « Attends je vais t’aider », dîtes « je suis désolé pour toi » en écoutant le récit des mésaventures de votre interlocuteur. Cela suffit amplement à rassurer votre interlocuteur qui trouvera sûrement de lui même une solution.
  6. Évoquer une impossibilité.
    Dîtes « En ce moment ce n’est pas possible » sans donner de raison, soyez ferme et vague.
  7. Protégez votre jardin secret.
    Dire « non », tout simplement, est encore la solution la plus simple. Cela demande cependant une grande confiance en soi acquise avec le temps et l’expérience.

Un homme libre est un homme qui sait refuser une invitation à diner sans donner de prétexte. » (Jules Renard)

Il ne vous reste plus qu’à profiter de cette liberté chèrement gagnée pour réaliser votre rêve d’apprentissage du japonais.

crédit photo : kentama


De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

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