Les 20 préceptes du karateka appliqués à l’apprentissage du japonais


Tout karateka, donc tout pratiquant du karaté, se doit de suivre certains principes de base qui sont tout aussi important que les techniques en elle même.

Ces préceptes sont très courts et recouverts d’une couche de nature philosophique. À chacun de les interpréter à sa manière.

En tant que simple formateur en japonais, je ne prétends nullement détenir la vérité et chaque précepte peut sans doute trouver d’autres applications. Quoi qu’il en soit j’essaye, comme toujours, de vous aider à libérer le meilleur de vous même pour vous aider à apprendre au mieux le japonais.

1. N’oublie pas que pour un karateka tout commence et finit dans le respect.

Le respect est une vertu essentielle dans la vie. Ayez toujours à l’esprit la règle des 3 R : Respect des autres, respect de soi et responsabilité de ses actes. Le karateka n’est pas une personne dont les actes sont basés sur la violence et la brutalité, mais au contraire sur le respect profond des « super vilains du quotidien » et de soi-même.

Pour un étudiant en japonais, c’est la même chose. Je vous conseille par exemple la lecture de cet article : Akimahen ou les bonnes manières à Kyoto à l’usage des touristes.

2. Un karateka n’attaque jamais le premier.

Même si un karateka se doit de connaître des techniques de défense active qui peuvent être dangereuses voir mortelles, il ne doit pas les utiliser pour attaquer. La pratique de mouvement d’auto-défense doit rester exclusivement un instrument de défense et ne doit être utilisé qu’en dernier recours, une fois que toute autre alternative est écartée. Même si vous devez frapper le premier, il faut que ce soit uniquement dans un but de défense et non d’attaque. L’attaque pouvant être la meilleure défense si toutes les autres options ont été envisagées.

Pour un étudiant en japonais, c’est plutôt le contraire. Le japonais s’apprend mieux de façon proactive et non passive. Allez au devant de l’enseignement et non attendre que l’enseignant vous donne par hasard la réponse aux questions que vous avez et que vous ne posez pas.

Bref Soyez efficace pas performant.

3. Le karateka est l’instrument de la justice.

Le karateka se doit de servir le bien et l’équité. En aucun cas, le karateka ne doit utiliser ses pouvoirs à des fins viles et injustes. Réfléchissez bien avant d’utiliser vos techniques : – « Est-ce que mes intentions sont justes ? » – « Est-ce qu’il n’y a pas d’autres solutions ? » – « Est-ce que je sers le bien en utilisant mon savoir ? » , etc

Mais au-delà du pouvoir lui-même, le karateka se doit d’avoir un comportement juste dans sa vie en général. Il se doit de respecter les règles de la morale.

Pour un étudiant en japonais, cela veut dire avoir des bonnes manières. Lisez par exemple : Révisez votre japonais et vos bonnes manières avec le métro de Tokyo

4. Connais-toi d’abord toi-même avant de connaître les autres.

« connais-toi toi-même » est une célèbre citation de Socrate. Une philosophie humaniste sur la conscience de soi. Il est important d’apprendre à se connaître soi même pour mieux apprendre.

Il faut d’abord se connaître soi, écouter son corps et ses sens avant de chercher à connaître les autres.

À quoi bon observer un adversaire et connaître toutes ses faiblesses si on ne sait même pas gérer son propre, ses propres émotions. Pour vaincre un super-vilain, il faut d’abord vaincre vos faiblesses, vos doutes. C’est le rôle de l’entraînement, physique et spirituel.

« Connaître les autres, c’est la sagesse; se connaître soi-même, c’est la sagesse supérieure.»

Lao-Tseu

Un peu de lecture : Envie d’apprendre le japonais ? Il serait peut-être temps d’enlever le doigt de votre c**

5. L’esprit plus que la technique, la technique plus que la force.

Même si les entraînements techniques et physiques font partie des bases pour un karateka, ils ne représentent que peu de chose par rapport à l’esprit qui doit animer la technique et contrôler la force. Il est bien plus important de réfléchir, d’utiliser son intelligence et de raisonner plutôt que d’utiliser une technique de combat fut elle la meilleur du monde. Parfois une discussion, un simple signe, suffit à apaiser les esprits et à éviter le combat. Et même dans le combat, œuvrer avec intelligence sera toujours préférable que de privilégier la technique sans réflexion.

Pour un étudiant en japonais cela signifie de réfléchir au lieu d’apprendre « bêtement ». Une formation en japonais ça se construit.

Un article, parmi d’autres, que je vous conseille: La méthode d’analyse SWOT pour mieux apprendre le japonais


De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

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