Le « Nō », un art ancestral au Japon (8ème partie)


古代の芸術, 日本の演劇の名前は。。。能ですよ! »KODAI NO GEIJUTSU, NIHON NO ENGEKI NO NAMAE WA… NŌ DESU YO ! » « UN ART ANCESTRAL, LE THÉÂTRE JAPONAIS… NŌ » (HUITIÈME PARTIE) :

Kanami avait gagné une certaine reconnaissance en ayant fait évoluer sa pratique du « Sarugaku » par l’emprunt d’éléments du « Dengaku » pour forger ce que l’on nommera plus tard le « Nō ». Le « Dengakunō » mettait au-dessus de tout la recherche d’un esthétisme très raffiné que les Japonais appellent « Yūgen » (幽玄), le « charme discret ». Cette recherche du « Yūgen » conduisit rapidement le genre à un maniérisme extrême dénué d’originalité.

Kanami eut l’idée de combiner pour ses drames lyriques le « Yūgen » avec la mimique dramatique (monomane) du « Sarugaku », plus rude et plus impétueuse, adaptée à la mise en scène de personnages violents comme des guerriers et des démons. Il fit aussi évoluer la musique et le chant, en s’inspirant de la musique populaire et rythmique « Kusemai » (曲舞). Ces évolutions, poursuivies et théorisées par son fils Zeami, rompaient définitivement avec la tradition en ce qu’elles plaçaient la beauté du spectacle avant les contraintes rituelles et cérémoniales : seuls comptaient désormais l’art théâtral et l’esthétisme, qui ne devaient pas se plier aux exigences du religieux. Cette manière théâtrale connut un grand succès auprès de la cour shogunale. Kanami dirigeait une des sept confréries « za » (座) d’acteurs « Sarugaku » nommée « Yūzaki » (結崎) : il semble que très vite, les six autres confréries ainsi que les deux confréries de « Dengaku » qui existaient à son époque aient soit disparu, soit copié son style « Nō ».

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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