Le « Nō », un art ancestral au Japon (6ème partie)


古代の芸術, 日本の演劇の名前は。。。能ですよ! »KODAI NO GEIJUTSU, NIHON NO ENGEKI NO NAMAE WA… NŌ DESU YO ! » « UN ART ANCESTRAL, LE THÉÂTRE JAPONAIS… NŌ » (SIXIÈME PARTIE) :

À la cour impériale de l’ère Heian (平安時代, 794-1185), les arts privilégiés étaient le « Gagaku » (雅楽), « la musique » et le « Bugaku » (舞楽) « la danse » , importées du continent asiatique aux VIe et VIIIe siècles. Ces arts se voulaient harmonieux, élégants, raffinés, et étaient destinés à un public principalement aristocratique. Presque au même moment arriva également d’Asie le « Sangaku » (三楽), sorte de « spectacles de foire, pantomimes comiques, farces rudimentaires, montreurs de marionnettes, conteurs ambulants, danseurs gesticulant pour chasser les démons », d’essence purement populaire. Dès le Xe siècle, le « Sangaku » chinois devint par homophonie en japonais le « Songaku » (孫楽) ou « Sarugaku » (猿楽) « singerie ou musique de singe », puis « Sarugakunō » (猿楽能), qui s’enrichit au contact du peuple de saynètes comiques ou de mimiques.

L’ultime étape avant la formation du véritable spectacle dramatique qu’est le « Nô » a été l’apparition du dialogue. Ce dernier apparut principalement dans les festivals populaires, les « Matsuri » (祭り), où s’instaurèrent des échanges parlés entre danseurs. Les troupes de « Sarugaku » adaptèrent notamment des légendes traditionnelles des cérémonies religieuses du Nouvel An en spectacle à plusieurs personnages qui dialoguent ; au cours de l’ère Kamakura (鎌倉時代, 1185–1333), les troupes de « Sarugaku » jouaient ces pièces dans les temples du Japon auprès du peuple.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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