Le « Nō », un art ancestral au Japon (5ème partie)


古代の芸術, 日本の演劇の名前は。。。能ですよ! »KODAI NO GEIJUTSU, NIHON NO ENGEKI NO NAMAE WA… NŌ DESU YO ! » « UN ART ANCESTRAL, LE THÉÂTRE JAPONAIS… NŌ » (CINQUIÈME PARTIE) :

Le théâtre japonais trouve ses origines dans les danses rituelles et la chorégraphie sacrée. L’entrée de ces danses dans le folklore s’effectua par la perte progressive de leur sens religieux au profit de plus d’esthétique et de raffinement, notamment à l’initiative de la cour impériale à partir du VIIIe siècle, ainsi que leur représentation dans le monde profane pour le divertissement des hommes et non plus seulement des dieux. Ce processus de folklorisation de tout un ensemble hétérogène de danses, farces et pantomimes aboutit à la naissance à partir du XIVe siècle d’une forme de théâtre élaboré purement japonais : le « Nō ».

Parmi les origines du « Nō » figurent les rites religieux « kagura » (神楽) et les danses paysannes destinées à assurer de bonnes récoltes et apaiser les mauvais esprits. Dès le XIIe siècle, ces danses des champs étaient organisées dans les grands temples des villes et surtout ceux de Kyōto (京都府), la capitale impériale ; les citadins les nommaient « Dengaku » (田楽). Très populaires lors des fêtes saisonnières shintō, ces rituels à destination magiques devinrent peu à peu des spectacles, avec des acteurs qui interprétaient le rôle des repiqueuses ou des propriétaires terriens pour plus de réalisme. Vers 1250, on appelait ces spectacles « Dengakunō » (田楽能), pour les séparer des danses agraires primitives et provinciales, et en l’espace d’un siècle, ils étaient tenus en dehors des temples, représentations profanes très prisées des citadins et des nobles vers 1350.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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