Le « Nō », un art ancestral au Japon (20ème partie)


古代の芸術, 日本の演劇の名前は。。。能ですよ! »KODAI NO GEIJUTSU, NIHON NO ENGEKI NO NAMAE WA… NŌ DESU YO ! » « UN ART ANCESTRAL, LE THÉÂTRE JAPONAIS… NŌ » (VINGTIÈME PARTIE) :

Il existe deux grands groupes de « Nō » selon leur réalisme : les « Nō » d’apparitions « mugennō » (夢幻能) et les « Nō » du monde réel « genzainō » (現在能). Les pièces de ces deux groupes ont une structure récurrente inspirée des rituels religieux, composée de deux actes et d’un interlude.

 

Les « mugennō » mettent en scène fantômes, divinités, démons et autres personnages irréels : le premier acte est l’apparition du personnage imaginaire joué par le « Shite » sous une forme humaine (vieillard ou parfois jeune femme) qui raconte de façon décousue sa vie passée, ses légendes et ses tourments au « Waki ». L’interlude est un résumé comique ou factuel du récit du personnage ou des légendes associées au lieu, généralement fait par un acteur de « Kyōgen » ; il permet à l’acteur principal de changer de costume.

 

Le deuxième acte est le point d’orgue où le personnage imaginaire se révèle dans un costume impressionnant sous sa véritable forme et revit son récit du premier acte de façon très désordonnée, sans même conserver de fil chronologique. Dans cet acte, musique, chant et danses se mêlent pour livrer un spectacle qui doit fasciner le spectateur par son surréalisme et sa poésie. Lorsque le personnage est un esprit ou un fantôme, cette partie est le plus souvent onirique, se déroulant dans un rêve ou une vision de « Waki ».

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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