Le « Nō », un art ancestral au Japon (14ème partie)


古代の芸術, 日本の演劇の名前は。。。能ですよ! »KODAI NO GEIJUTSU, NIHON NO ENGEKI NO NAMAE WA… NŌ DESU YO ! » « UN ART ANCESTRAL, LE THÉÂTRE JAPONAIS… NŌ » (QUATORZIÈME PARTIE) :

Dans sa forme la plus traditionnelle, le « Nō » est une pièce en deux actes comprenant des parties dialoguées, chantées ou dansées. La scène, les personnages, les formes des chants, danses et musiques sont tous rigoureusement codifiés :

La scène, conventionnelle depuis environ 1700, procède du dispositif chinois : un quadrilatère à peu près nu (excepté le 鏡 »kagamiita » , peinture d’un pin au fond de la scène) ouvert sur trois côtés entre les pilastres de cèdre qui en marquent les angles. Le mur à droite de la scène est appelé « kagamiita », « tableau-miroir ». Une petite porte y est ménagée pour permettre l’entrée des aides de scène et du chœur. La scène, surélevée, est toujours surmontée d’un toit, même en intérieur, et entourée au niveau du sol de gravier blanc dans lequel sont plantés de petits pins au pied des piliers. Sous la scène se trouve un système de jarres de céramique amplifiant les sons lors des danses. Les détails de ce système sont l’apanage des familles de constructeurs de scènes de « Nō ».

L’accès à la scène se fait pour les acteurs par le « hashigakari » (橋掛かり), passerelle étroite à gauche de la scène, dispositif adapté ensuite au « Kabuki » en chemin des fleurs « hanamichi » (花道). Considéré comme partie intégrante de la scène, ce chemin est fermé côté coulisses par un rideau à cinq couleurs. Le rythme et la vitesse d’ouverture de ce rideau donnent au public des indications sur l’ambiance de la scène. À ce moment l’acteur encore invisible, effectue un « hiraki »(開き) vers le public, puis se remet face à la passerelle et commence son entrée. Ainsi, il est déjà en scène avant même d’apparaître au public et le personnage qu’il incarne se lance sur la longue passerelle, qui impose des entrées spectaculaires. Le long de cette passerelle sont disposés trois pins à la taille qui va crescendo ; ceux-ci sont des points de repère utilisés par l’acteur jusqu’à son arrivée sur le plateau principal.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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