Le « Nō », un art ancestral au Japon (10ème partie)


古代の芸術, 日本の演劇の名前は。。。能ですよ! »KODAI NO GEIJUTSU, NIHON NO ENGEKI NO NAMAE WA… NŌ DESU YO ! » « UN ART ANCESTRAL, LE THÉÂTRE JAPONAIS… NŌ » (DIXIÈME PARTIE) :

La suite de cette histoire est bien triste : Zeami conserva son prestige à la cour sous les Shōgun Ashikaga Yoshimitsu, Ashikaga Yoshimochi (足利 義持,1386 –1428) et Ashikaga Yoshikazu (足利 義量, 1407 – 1425). Mais, alors qu’il se faisait vieux, le shogun Ashikaga Yoshinori renvoya Zeami et son fils et leur interdit l’accès au palais.

Parmi les successeurs potentiels de Zeami figuraient en effet son fils, Motosama, très doué d’après son père mais qui mourut jeune en 1432, son élève et gendre Komparu Zenchiku (金春 禅竹 1405-1468) et son neveu Onami. Ce fut ce dernier, très bon acteur et habile courtisan, qui obtint les faveurs du Shōgun et le poste de Zeami au palais.

Zeami toutefois, après la mort de son fils, choisit pour successeur Komparu Zenchiku, un des maîtres du « Nō » au style complexe et subtil, auteurs de plusieurs pièces et traités techniques. Zenchiku était un acteur moins brillant qu’Onami, mais un auteur érudit versé dans la poésie traditionnelle et la théologie bouddhique. Ce choix, qui ne suivait ni les liens du sang ni la préférence du Shōgun, provoqua toutefois une rupture entre les écoles Kanze (dirigée par Onami sur décision du Shōgun) et Komparu. Zeami fut exilé en 1434 et mourut en 1444, à Kyōto où il put rentrer peu avant la fin de sa vie. Sous la direction de l’école Kanze par Onami, les représentations de « Nō » restèrent très prisées : son style très vivant était plus en phase avec le goût de l’époque.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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