Le « Bunraku », un art méconnu (9ème partie)


日本の人形の劇の名前は。。。文楽 ! »NIHON NO NINGYŌ NO GEKI NO NAMAE WA… BUNRAKU ! » « UN THÉÂTRE DE MARIONNETTES NOMMÉ… BUNRAKU ! » (NEUVIÈME PARTIE) :

Chaque marionnette principale requiert l’intervention de trois montreurs. Le chef montreur, « Omozukai » (主遣い), contrôle de la main gauche la tête en tenant un bâton équipé de leviers, et de la main droite la main droite de la marionnette. Le « Hidarizukai » (左遣い), comme son nom l’indique, contrôle la main gauche de la marionnette de sa main droite. Enfin, le « Ashizukai » (足遣い) contrôle les pieds et les jambes de la marionnette. Les marionnettes de femme n’ayant pas de jambes, il doit évoquer leur forme en passant ses mains dans le bas du vêtement de la marionnette. Une telle organisation impose un grand degré de coordination entre les trois montreurs afin d’obtenir un mouvement naturel de la marionnette.

La formation du marionnettiste est très longue. Le montreur commence par manipuler les pieds, puis la main gauche, et enfin la main droite et la tête. Un ancien adage veut qu’il faille dix ans pour maîtriser les pieds, et encore dix ans pour la main gauche. Les marionnettes étant à la fois hautes, de 1,20 m à 1,50 m, et lourdes, le chef montreur porte des « geta » (sandales) surélevées de 20 cm à 50 cm afin de soulager son bras gauche, qui porte l’essentiel du poids de la marionnette.

La présence de trois manipulateurs constitue un facteur de distraction pour l’audience. C’est pourquoi le « Bunraku » a importé du « Kabuki » l’usage du « kurogo » (黒衣), « l’habit noir », qui suggère une motion d’invisibilité du montreur. Cependant, quand le public réalise qu’il ne s’agit que d’une marionnette, le désir est grand de voir qui la contrôle. Aussi, le chef marionnettiste opère-t-il tête nue, alors que ses assistants sont parfois encagoulés, revêtant parfois le même habit traditionnel que le chanteur et le joueur de « shamisen », un « hakama » (袴) et une casaque large aux épaules « kataginu » (肩衣), marquée du blason de sa famille. L’habit traditionnel est, comme au « Kabuki », réservé aux pièces se déroulant dans un cadre historique, mettant en scène des familles nobles, alors que la tenue noire est celle des comédies de mœurs ou des drames.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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