Le « Bunraku », un art méconnu (5ème partie)


日本の人形の劇の名前は。。。文楽 ! »NIHON NO NINGYŌ NO GEKI NO NAMAE WA… BUNRAKU ! » « UN THÉÂTRE DE MARIONNETTES NOMMÉ… BUNRAKU ! » (CINQUIÈME PARTIE) :

Il se trouva d’ailleurs lui-même au centre d’une situation digne de ses pièces peu après la première de son œuvre la plus célèbre, « Suicide amoureux à Sonezaki » (曾根崎心中 « Sonezaki Shinju »). Le meilleur chanteur de la troupe, « Toyotake Wakadayu », décida en effet de fonder son propre théâtre, emportant avec lui le meilleur manipulateur de marionnettes féminines. La rivalité entre le « Takemotoza » (竹本座), le style de Takemoto et le « Toyotakeza », celui de son rival, Toyotake, marqua le début d’un âge d’or du « Bunraku ».

Le « Takemotoza » produisit ainsi entre 1746 et 1748 trois des plus grands classiques du genre, « Sugawara Denju Tenarai Kagami » (菅原伝授手習鑑)
« Le Secret de la calligraphie de Sugawara », « Yoshitsune Senbon-sakura » (義経千本桜) « Yoshitsune et les mille cerisiers », et « Kanadehon Chūshingura » (仮名手本忠臣蔵) « Le Trésor des loyaux vassaux ».

La popularité du « Bunraku » était telle qu’elle éclipsait même celle du « Kabuki ». Il ne faut cependant pas minimiser l’influence réciproque qu’exercèrent ces deux arts l’un sur l’autre. L’influence du « Bunraku » fut décisive dans la stylisation des postures du « Kabuki », pour lequel furent adaptées maintes pièces, tandis que le « Kabuki » fournissait tout à la fois, pièces et critères esthétiques au « Bunraku ».

La seconde moitié du XVIIIe siècle vit cependant l’intérêt du public décliner, et les représentations se retrouvèrent confinées aux temples ou à des salles de spectacle mineures

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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