Le « Bunraku », un art méconnu (4ème partie)


日本の人形の劇の名前は。。。文楽 ! »NIHON NO NINGYŌ NO GEKI NO NAMAE WA… BUNRAKU ! » « UN THÉÂTRE DE MARIONNETTES NOMMÉ… BUNRAKU ! » (QUATRIÈME PARTIE) :

Originaire de l’ouest du Japon, et en particulier de Kyōto (京都市), l’ancienne capitale du pays, le « Jōruri » s’implanta à Edo (江戸), future Tōkyō (東京), dès le milieu du XVIIe siècle. C’est à cette époque que « Takemoto Gidayū » ( 竹本 義太夫,1651-1714) fonde son école à Ōsaka (大阪市), avec l’aide du dramaturge « Chikamatsu Monzaemon » (近松門左衛門, 1653–1724). Caractérisé par un style très dynamique et une grande ouverture sur les techniques des autres écoles, son style devient dominant, « Jōruri » et « Jōruri Gidayū Bushi » (浄瑠璃義太夫武士) devenant synonymes.

    

Chikamatsu Monzaemon était à l’époque un auteur reconnu de pièces de « Kabuki », liées à l’émergence du style « Wagoto » (和事) (style raffiné du Kansai). Les pièces de Chikamatsu Monzaemon forment le cœur du répertoire du « Bunraku ». On lui doit également les premières pièces mettant en scènes des commerçants, qui constituaient l’essentiel de son public. Il est ainsi à l’origine de la division du répertoire en pièces historiques « Jidai Mono » (時代物) et en pièces bourgeoises « Sewa Mono » (世話物).

Le premier type de pièce repose en général sur un conflit entre les préceptes confucéens de loyauté et les sentiments personnels au sein de familles nobles, tandis que les secondes racontent des amours impossibles, qui se concluent en suicides amoureux. À la puissance évocatrice des techniques de Takemoto Gidayū, s’ajoutent alors des éléments humains aux récits ainsi que des situations quotidiennes.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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