Le « Bunraku », un art méconnu (3ème partie)


日本の人形の劇の名前は。。。文楽 ! »NIHON NO NINGYŌ NO GEKI NO NAMAE WA… BUNRAKU ! » « UN THÉÂTRE DE MARIONNETTES NOMMÉ… BUNRAKU ! » (TROISIÈME PARTIE) :

La tradition des marionnettes au Japon remonte à la période « Heian » (平安, 784–1185). Les écrits de l’époque mentionnent l’existence de montreurs de marionnettes itinérants, dits « Airaishi » (あいらいし) ou « Kugutsumawashi » (傀儡廻). Au XIIIe siècle, on retrouve de tels montreurs principalement dans les temples, pour finalement être liés au « Jōruri » à la fin du XVIe.

Les montreurs se produisaient alors dissimulés derrière un rideau à hauteur d’épaule, les marionnettes étant manipulées les bras levés. Avec un seul montreur, les mouvements des poupées étaient alors limités. En 1734 fut introduite l’idée de doter chaque marionnette de trois manipulateurs, passant ainsi de marionnettes « à gaine » à des marionnettes « à contrôles », dont les mouvements sont dirigés par un système de leviers.

C’est sans doute aussi à cette époque que l’organisation de la scène est modifiée pour permettre aux trois marionnettistes d’opérer simultanément. Ceux-ci se retrouvent ainsi exposés à la vue du public, et sont habillés d’un costume noir, couleur conventionnelle de l’invisibilité dans le « Kabuki » (théâtre traditionnel). C’est également à cette occasion que les marionnettes prirent leur taille actuelle, qui va de 120 cm à 150 cm.

Larkanj


De larkanj

Dessinateur de BD et passionné de langue japonaise

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