[histoire inspirante] Faut il avoir peur de la mort ?


Souvent quand on veut apprendre le japonais pour le plaisir, on se dit je verrais plus tard, la vie est longue. Mais pourtant la vie ne tient qu’à un simple fil et tous les jours, des millions de personnes meurent. En plus, les causes de mortalité : les accidents, les maladies, les psychopathes, les terroristes et tout simplement la vieillesse.

Faut-il avoir peur, pour autant, de la mort ?

Pour moi, rien ne sert de lutter contre la fatalité mais au contraire il faut apprivoiser la peur de la mort afin de vivre mieux. Le plus simple étant de ne pas s’attacher à la vie et se considérer comme déjà mort. Non pas pour mieux mourir mais au contraire pour mieux vivre.

L’enfer vu par les japonais

Voici une petite histoire qui vous permettra de comprendre que la mort, au final, est dans l’ordre des choses.

Le maître Sengai était un calligraphe talentueux et très apprécié. D’autant plus que d’après les superstitions locales, il n’y aurait rien de mieux qu’une belle calligraphie pour apporter la prospérité.

Un riche marchand lui rendit visite et lui promis une forte récompense en échange d’une calligraphie prophétique capable d’apporter la prospérité dans sa famille sur plusieurs générations.

Quelques jours après Sengai lui apporta le rouleau contenant sa calligraphie la plus belle et selon lui la meilleure à même d’apporter la prospérité à la famille du riche marchand. Le marchand était ravi et s’empressa de le dérouler pour pouvoir l’admirer. Et là stupéfaction ! Le rouleau contenait les trois lignes que voici :

Le père mourra

Le fils mourra

Le petit fils mourra

Le riche marchand se mit en colère. Et demanda à Sengai pourquoi voulait-il lui souhaiter la mort de toute sa famille. Où était donc le message de prospérité.

Alors Sengai lui répondit :

« Si votre fils meurt avant vous, vous éprouvez un profond chagrin. Si votre petit fils meurt avant vous, vous auriez tous les deux le cœur brisé. – Oui c’est logique ! Si les membres de votre famille disparaissent dans l’ordre décrit,la vie se déroulera de manière naturelle. C’est ce que j’appelle la vraie prospérité. »

Ce qu’il faut retenir : La mort est un état naturel, comme retourner chez soi après un long voyage. N’est-il pas plus heureux de mourir en accord avec le cours naturel de la vie que de subir une mort douloureuse ?

Et le japonais dans tout ça ?

Rappelez vous que la vie est courte. et comme le disait, à sa façon, Gandhi il faut vivre chaque jour comme si c’était le dernier et apprendre comme si l’on était éternel.

Alors ne remettez plus à demain votre envie d’apprendre le japonais et commencez dès aujourd’hui.

Et vous qu’en pensez vous ?

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De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

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