Évaluer son niveau de japonais grâce au CECR (Cadre européen commun de référence)


Découvrez l’intérêt du CECR pour l’apprentissage, l’enseignement et l’évaluation de la langue japonaise.

Le Cadre européen commun de référence pour les langues « Apprendre, enseigner, évaluer » ou plus communément CECR est un document publié par le Conseil de l’Europe en 2001.

Ce document définit des niveaux de maîtrise d’une langue étrangère en fonction de savoir-faire dans différents domaines de compétence.

Il est à noter que ces niveaux constituent désormais la référence dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues dans de nombreux pays.

En quoi le CECR est-il novateur ?

L’innovation principale du CECR consiste en une échelle d’évaluation de la maîtrise d’une langue indépendante :

  • de l’organisme évaluateur,
  • de la langue cible
  • d’un organisme

C’est cette indépendance qui fait que de plus en plus d’organismes évaluateurs alignent leurs échelles d’évaluation sur les niveaux du CECR, ou pour le moins fournissent une grille de conversion.

Quel est le but du CECR ?

L’objectif général du CECR, au niveau des systèmes d’enseignement et d’évaluation de compétences linguistiques des langues, est de vouloir leur :

  • simplification
  • standardisation,
  • transparence,
  • clarification,
  • alignement,
  • rationalisation

Pour cela la CECR définit les facettes théoriques de l’apprentissage d’une langue, afin d’aider son apprentissage et son enseignement, et propose une base commune pour l’élaboration de programmes de langues vivantes, de référentiels, d’examens, de manuels, de cours, etc.

En plus le CECR a identifié des actes de communication notés comme utiles, définis par des « descripteurs », et les a organisé en échelles thématiques  à 6 niveaux. On trouve par exemple l’échelle compréhension de l’écrit.

Ainsi les compétences des apprenants, le contenu des cours, la difficulté des examens, peuvent être alignés afin de progresser méthodiquement.

Tous ces principes ne sont, volontairement, pas spécifiques à une langue et sont suffisamment détaillés et généraux pour être adaptable à la diversité des langues. y compris donc le japonais.

Comment agit le CECR ?

Les moyens d’action mis en place sont doubles.

D’un côté, le CECR se pose comme modèle pour la création et l’organisation d’un enseignement des langues mieux standardisé avec l’affirmation d ‘un vocabulaire didactique commun et d ‘une approche et d’une vision commune cohérente et complète.

Après l’approche communicative des années 80, nous sommes maintenant, depuis le milieu des années 90, dans une nouvelle approche pédagogique appelée « approche actionnelle ».

Cette approchei propose de mettre l’accent sur les tâches à réaliser à l’intérieur d’un projet global. L’action doit susciter l’interaction qui stimule le développement des compétences réceptives et interactives.

La perspective privilégiée est de type actionnel en ce qu’elle considère avant tout l’usager et l’apprenant d’une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un environnement donnés, à l’intérieur d’un domaine d’action particulier.

Si les actes de parole se réalisent dans des activités langagières, celles-ci s’inscrivent elles-mêmes à l’intérieur d’actions en contexte social qui seules leur donnent leur pleine signification. Il y a « tâche » dans la mesure où l’action est le fait d’un (ou de plusieurs) sujet(s) qui y mobilise(nt) stratégiquement les compétences dont il(s) dispose(nt) en vue de parvenir à un résultat déterminé. La perspective actionnelle prend donc aussi en compte les ressources cognitives, affectives, volitives et l’ensemble des capacités que possède et met en œuvre l’acteur social.

L’usage d’une langue, y compris son apprentissage, comprend les actions accomplies par des gens qui, comme individus et comme acteurs sociaux, développent un ensemble de compétences générales et, notamment une compétence à communiquer langagièrement. Ils mettent en œuvre les compétences dont ils disposent dans des contextes et des conditions variés et en se pliant à différentes contraintes afin de réaliser des activités langagières permettant de traiter (en réception et en production) des textes portant sur des thèmes à l’intérieur de domaines particuliers, en mobilisant les stratégies qui paraissent le mieux convenir à l’accomplissement des tâches à effectuer. Le contrôle de ces activités par les interlocuteurs conduit au renforcement ou à la modification des compétences.

Est définie comme tâche toute visée actionnelle que l’acteur se représente comme devant parvenir à un résultat donné en fonction d’un problème à résoudre, d’une obligation à remplir, d’un but qu’on s’est fixé. Il peut s’agir tout aussi bien, suivant cette définition, de déplacer une armoire, d’écrire un livre, d’emporter la décision dans la négociation d’un contrat, de faire une partie de cartes, de commander un repas dans un restaurant, de traduire un texte en langue étrangère ou de préparer en groupe un journal de classe.

Les compétences générales individuelles du sujet apprenant ou communiquant reposent notamment sur les savoirs, savoir-faire et savoir-être qu’il possède, ainsi que sur ses savoir-apprendre.

En aval, le côté pratique est surtout marqué par la diffusion de niveaux standardisés (A1 à C2). Ces niveaux, définis dans le CECR, sont composés d’échelles de compétences décrites par une séries de descripteurs répartis parmi les 6 niveaux et d’un système d'(auto)-évaluation.

Le CECR permet ainsi de déterminer la situation des compétences en langue d’un apprenant (son profil).

Il permet de spécifier ses forces et ses lacunes et donc les aspects à améliorer (objectifs pédagogiques personnels). Il permet aussi la création de matériaux et activités pédagogiques, et d’évaluations sur la base des compétences visibles de l’apprenant;

Source : wikipedia

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De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

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