Découvrez 3 moyens zen de sortir de sa zone de confort


Avant de vous expliquer comment sortir de votre zone de confort, il peut être intéressant de rappeler qu’est ce qu’une zone de confort et pourquoi vous devez en sortir.

 

la zone de confort, c’est quoi ?

Avant tout la zone de confort est un faux sentiment de sécurité. Une idée fausse selon laquelle notre train-train quotidien va continuer ainsi pour toute la vie.

Cette zone de confort prend sa source dans un ensemble complexe composées :

  • des habitudes acquises (aux choses, aux lieux, au gens, à son comportement)
  • d’une peur tenace de la nouveauté et de l’échec
  • d’un ensemble de pensées limitantes et absurdes qui nous empêche de vivre pleinement notre vie.

Mais en quoi refusez le changement peut-il être dangereux ?

Parce que l’on perd ainsi l’une des plus grandes forces de l’humanité : le pouvoir d’adaptation.

Et puis surtout, rien n’est immuable, rien n’est acquis pour toujours que ce soit les choses ou les connaissances.

Il faut donc prendre en compte le facteur risque, un sacré facteur de stimulation personnelle, et surtout ne pas s’enfoncer dans la médiocrité en pensant ne pas mériter de réussir ou dans la facilité en pensant avoir suffisamment réussi.

Si la vie était une route, une « voie », à suivre, la zone de confort serait le chemin que l’on suit vers sa réussite personnelle.
Tant que l’on cherche sa voie ou qu’on la quitte, on est hors de sa zone de confort.
Dans ces conditions, une voie rapide et protégée comme les autoroutes est l’idéal mais demande de l’argent pour payer les péages (d’où une certaine facilité dans la vie pour les gens riches).
On aimerait ne pas quitter une telle zone de confort mais parfois la vie nous y oblige.

D’un autre côté un chemin de campagne semés de trous et de bosses est une « zone de confort » pas très confortable. Heureusement, là aussi, il est possible de la quitter.

Reste enfin les routes nationales où la vitesse est limité et les feux sont nombreux. Cependant cela reste la route idéal pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer l’autoroute.

Dans tous les cas, changer de type de route est possible à tout moment. Parfois par choix, parfois non.

Quelles sont les 3 moyens dont je me suis servi pour trouver ma propre voie ?

La pleine conscience (du moment présent)

La pleine conscience est une forme d’intelligence qui dépasse la dévotion et la logique intellectuelle.

Pourtant rien de bien compliquer, il s’agit seulement de prendre « du recul » ou « de la hauteur » par rapport au flow, au flux continuel des pensées et de vivre l’instant présent, c’est à dire être présent, au présent, pour soi et pour les autres.

C’est bien beau de vouloir atteindre un idéal de pleine conscience, mais concrètement on fait comment ?

Vous pouvez déjà commencer par répondre à la question « quel est le bon moment de passer à l’action ? » auquel répond très bien Tolstoï dans un de ses contes.

Ensuite, à vous, à travers la méditation par exemple, de prendre conscience

  • de tout ce qui vous encombre,
  • de toutes les situations / personnes que vous voulez contrôler,
  • de toutes les situations / personnes qui vous contrôlent,
  • de toutes vos idées obsédantes qui vous enferment,
  • des obligations, fausses ou réelles, qui vous paralysent

Méditer peut aider à répondre à ces questions mais attention, cette pleine conscience n’est pas limitée à la seule pratique de la méditation. En effet, le meilleur moment pour être en pleine conscience c’est maintenant et le meilleur endroit pour l’être c »est partout et non seulement quand vous méditer dans votre salon douillet.

Ne négligez surtout pas cette prise de conscience du présent. D’autant qu’il a été prouvé à travers plusieurs travaux, comme ceux de Jon Kabat-Zinn en 1975 par exemple, qu’une pratique quotidienne de la pleine conscience contribue à :

  • réduire le stress,
  • diminuer l’angoisse,
  • ralentir les maladies,
  • atténuer la douleur.

Mais, malgré tout, la pleine conscience est surtout une technique de bien-être, accessible à tous, permettant de vivre plus intensément le moment présent.

La pratique de la pleine conscience vous aidera à sortir de votre zone de confort en vous permettant de voir toutes les voies qui s’ouvrent à vous.

Pour en savoir plus je vous invite à lire l’ouvrage d’Eckhart Tolle « le pouvoir du moment présent »,un best-seller international depuis sa parution. Ce qui est un sacré indicateur de l’importance de la pleine conscience du moment présent.

Mon vécu de la pleine conscience ?

Bonne question.

J’ai commencé à me pencher la dessus quand j’avais 18-20 ans. Ma première étape fut d’arrêter toute consommation d’alcool puis toute consommation de cigarette et autres substances qui font rire.

J’ai quitté la zone de confort artificielle apportée par ces différentes substances afin d’avoir toujours les idées claires. De ne pas avoir le cerveau complètement embrumé.

Au début, j’ai passé pas mal de temps à ressasser une enfance difficile et à rêver, seulement, d’une vie meilleure. Après quelques années d’études, de questionnement et de réflexion, j’ai appris à profiter du présent tout en préparant l’avenir. Je me fixe un objectif comme une étoile montrant le nord et chaque jour est une étape vers cet objectif. Le tout sans stressé et en étant le plus présent possible, physiquement et psychologiquement, pour moi, pour ma compagne et les enfants.

J’ai appris aussi à arrêter de fuir la réalité et à affronter mes peurs. Tout cela grâce au « pouvoir » du moment présent.

Lâcher prise

Refuser de sortir de sa zone de confort, c’est garder un esprit obtus. Un esprit qui se ferme de plus en plus et refuse le changement quel qu’il soit. Un moyen simple d’empêcher cela : le lâcher prise.

Commençons donc par définir le lâcher prise.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le lâcher prise n’est pas du  » je m’en foutisme ” ni un abandon, une résignation ou une soumission. Lâcher-prise c’est, en réalité, apprendre à ne pas vouloir tout contrôler.

D’une parce que ce n’est pas humainement possible, et de l’autre parce que c’est source de stress.

C’est pour cela que le lâcher prise est un acte faisant appel activement à la conscience.

Lâcher prise c’est prendre avec la vie le partie du roseau plutôt que celui du chêne (voir la fable de la fontaine). C’est donc être flexible, tolérant (vis à vis de soi et des autres), malléable pour savoir s’adapter et trouver d’autres solutions à vos problèmes (car il existe toujours une solution). C’est en gros faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on a.

Et tout cela s’apprend.

En plus, apprendre à lâcher-prise n’est pas très compliqué en soi. Il faut seulement apprendre à distinguer :

  • ce qui est de votre ressort,
  • ce que vous pouvez influencer
  • ce qui est ni de votre ressort ni ce que vous pouvez influencer

Un vieil adage zen dit :

Si un problème a une solution, inutile de s’inquiéter
si un problème n’a pas de solution, s’inquiéter n’y changera rien.

La lâcher prise c’est tout simplement cela. Et pour y arriver, Vivre pleinement l’instant présent peut vous aider. En étant dans le présent, vous arrêterez de ressasser le regret de vos échecs passés et arrêterez aussi de vous faire du mouron pour vos envies de réussites futures.

Être pleinement conscient ici et maintenant est libérateur.

Pour en savoir plus sur le lâcher prise, je vous conseille la lecture de « la voie du rien à foutre », un livre qui m’a libérer.

Pour ce qui est de la zone de confort, la lâcher prise, nous obligeant à nous changer nous-même et à mieux connaître nos attentes réelles, est donc un très bon moyen de la quitter.

C’est également un très bon moyen de limiter son stress (et ses effets secondaires désagréables).

Au niveau de mon expérience personnelle, par exemple, j’ai beaucoup souffert d’un eczéma lié au stress. J’avais par poussé des plaques eczémateuses sur tous les doigts et cela me faisait vraiment souffrir le martyre quand la peau commencé à sécher puis à craqueler quand je pliais les doigts.

À l’époque, je faisais un boulot que je détestais. 40 heures par semaine en tant qu’ouvrier de production. C’était un boulot très dur physiquement mais surtout je ne me sentais pas à ma place. Mais j’en avais « besoin » de ce boulot pour payer les factures, manger, etc.

En fait j’avais l’impression de vivre un cauchemar permanent

Depuis que j’ai appris à lâcher-prise, je n’ai plus eu de telles poussés eczémateuses. J’ai appris à prendre mon mal en patience et j’ai accepter le plus calmement du monde (et avec une grande joie intérieure) la fermeture de cette usine. J’ai pu rebondir et faire maintenant ce qui me plaît vraiment : former et informer sur les sujets qui me passionnent (c’est à dire le web, le zen et le Japon). Je ne gagne pas beaucoup (mais alors pas beaucoup du tout) mais je me sens nettement mieux. Plus zen !

Le non attachement

Le concept de non-attachement (aux choses, aux êtres, aux événements…) est un autre concept majeur du bouddhisme zen.

Ce que nous possédons finis par nous posséder

extrait du film fight club

L’attachement c’est être un prisonnier volontaire.

Voici une petite histoire qui vous permettra de comprendre les risques liés à l’attachement :

Il était une fois, dans une forêt peuplée de singe, un homme qui était capable de les attraper vivant et sans les blesser.

Pour cela il utilisait une technique des plus simples. Il lui suffisait d’attacher, à une corde, une noix de coco évidée et munie d’une ouverture permettant au singe d’y glisser la main à plat. Mais ne lui permettant pas de sortir sa main si celle-ci est en forme de poing. À l’intérieur de cette noix de coco, se trouvait du riz cuit et gluant que les singes gourmands voulait à tout prix attraper.

Une fois la main prise dans le sac (dans la noix de coco), le chasseur n’avait plus qu’à mettre tranquillement une cage autour du singe.

Qu’est ce qui retenait le singe ? Son attachement à la nourriture.

En effet, le singe n’était prisonnier que de son attachement à la nourriture convoitée et à rien d’autre. Il était libre de partir à tout moment. Il avait le choix de partir mais pourtant sa gourmandise lui empêchait d’ouvrir sa main.

Combien d’être humains sont comme ces singes ? Trop, beaucoup trop.

Mais comment ne pas s’attacher ?

Ne pas s’attacher est peut-être le seul vrai moyen de sortir de sa zone de confort. Car après tout qu’es ce qu’une zone de confort sinon la preuve d’un attachement qui finit par nous posséder.

Comment apprendre à ne pas s’attacher ?

Le bouddhisme zen conseille, pour cela, d’apprendre à se libérer progressivement de la matière, de la sensation, de la perception, des conditionnements mentaux, de la conscience et des pensées limitantes. En bref, à se libérer de la peur de perdre et la peur de gagner (quelque soit le type de perte ou de gain).

Mon expérience personnelle ?

J’ai subit une bonne vingtaine de déménagements en 30 ans (dans le même pays mais pas toujours le même continent vu mes origines créoles de la Réunion). J’ai ainsi fait 11 établissement scolaire différents entre la maternelle et le lycée.

Au début chacun de ces départs me minait puis j’ai appris à ne plus m’attacher ni aux choses, ni au gens ni aux lieux. Ce que j’ai appris pour survivre par la force des choses me sert tous les jours.

Voici donc les 3 moyens que j’ai trouvé. Et vous quelles sont les vôtres ?

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De Mikael Plasse

Mikaël est le fondateur et le rédacteur en chef du blog j'aime le Japon et du blog apprendre le Japonais. Après plusieurs années d'études en langue japonaise en autodidacte ou à l'Université, il a eu envie de partager sa passion et son expérience avec les francophones intéressés par l'apprentissage ou l'enseignement du japonais. Mon profil google plus : Mikael Plasse

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